Les Je du Stade

Une prime d’un haïku est offerte à tout lecteur qui me donnera des nouvelles ou des clichés de ma Belle, celle dont Paul Verlaine a un jour brossé le portrait-robot : “… Une femme (in)connue et que j’aime et qui m’aime / Et qui n’est chaque fois ni tout-à-fait la même / Ni tout-à-fait une autre et m’aime et me comprend” [Le Rêve Familier]

Mon Euridice à moi, c’est une seconde naissance, ma renaissance. C’est la faim en soi.

On ne peut pas se tromper. On la reconnait au premier coup d’oeil. Elle est lumineuse. Et sa voix est éclatante, avec juste ce qu’il faut d’accent pour m’émerveiller.

L’infinuit ne suffit pas à la dévoiler, à la découvrir. Elle est belle, comme rien d’autre : elle a tout pris avec elle, rien que pour moi.

Dans ses regards j’ai choisi / La carte du tendre / Pour m’en faire des amis.

Merci à toi, mon ami(e), bel(le) inconnu(e), d’aller lui rapporter combien elle est aimée.

Je la susciterai avec ma lyre, jusqu’à ce que son étoile brille à nouveau, de tous ses feux, dans mon ciel de lys.

Car il me faut l’aller chercher jusqu’aux Enfers !